Janval Mag Les actualités de l'Amicale des Anciens des Ecoles Jules Ferry et Cité Provisoire

10 août 2017

19 Août 1942-19 Août 2017 édition spéciale d’un timbre

Filed under: Non classé — MT Huguet Guedon @ 11 h 12 min

L’opération Jubilee à Dieppe
Le 19 août 1942, deux brigades de la 2e division canadienne se lançent à l’assaut des falaises de Dieppe, petit port situé sur la Manche, avec le soutien de trois commandos britanniques, dont celui des Royal Marines. Plus de 6 000 hommes se trouvent ainsi engagés dans l’opération « Jubilee », l’un des plus grands raids amphibies de la Deuxième Guerre mondiale. L’aventure tourne rapidement au désastre. Après plusieurs heures de combats acharnés, les troupes se retirent sans avoir atteint leurs objectifs, abandonnant derrière elles plus de la moitié de leurs effectifs. 1 197 morts et 2 000 prisonniers, côté Alliés : c’est le terrible bilan de cette opération qui permettra cependant de tirer des enseignements importants pour le Débarquement de juin 1944.

 


Jacqueline ma sœur était élève de l’école Jules Ferry

LE 19 AOUT 1942

à PETIT APPEVILLE (route du Havre)

actuellement route de Petit-Appeville à Dieppe

J’avais alors 13 ans.

Tôt le matin ,nous nous sommes réveillés sous le bruit d’un important combat aéro-naval , le ciel était enflammé, la DCA répliquait de partout.

Nous ne savions ni ne comprenions ce qui se passsait, nous étions terrorisés.

Papa qui devait se rendre à Vernon avec son camion (bétaillère)attendait pour partir que cessent les combats.

Il était entre six et sept heures, quand un membre de la défense passive, Mr Bernard BUISSON est venu lui demander de transporter des blessés (souvent mourants).

Aidé de jeunes hommes (17-20 ans)Mrs MERSAOUI, LUCAS……….

Les premiers blessés furent transportés aux Ets Thorel, marchand de charbon,rue des réservoirs ensuite il les conduisit directement à la Biomarine, rue Montigny.

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Pendant l’ évacuation des victimes (toutes de la cité des quatre vents à Janval) le camion qui bien entendu n’avait pas de signe distinctif fut mitraillé, le service responsable de la Croix-Rouge lui apposa une croix signifiant le transport de blessés. Il n’a plus été mitraillé.

Après une courte accalmie les combats reprirent vers 11 heures.

C’est alors que Papa qui était à la Biomarine apprit qu’il y avait un mort chez les HUGUET au Café d’Elbeuf (nom donné au quartier), il confia les clés du camion pour rentrer vite chez nous. C’était son neveu CLAUDE FREVILLE, fils de sa soeur qui venait d’être tué par un obus allemand parti des canons situés à proximité de chez nous, au radar proche de la cité des sous-officiers, projectile visant Pourville mais réglé trop bas, il percuta le toît de la maison, mitoyenne à la nôtre.

Claude venait d’avoir trois ans, sa mort trop injuste bouleversa sa famille, nous ne l’oublions pas.

Le lendemain 20 août, deux officiers allemands sont venus s’excuser auprès des parents.

Il fut inhumé au cimetière de Petit-Appeville et son nom figure sur le monument aux morts d’Hautôt sur Mer.

Papa n’aimait pas trop rappeler ces souvenirs qui le poursuivaient.

..

Jacqueline HUGUET – GRADELET

Août 2002.

 


(Source La revue historique des armées)

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